L´association LEM Les Enfants de la Méditerranée est enregistrée à la Préfecture de Police de Paris sous le numéro RNA W751233168, et publiée au Journal Officiel le 19/03/2016 sous le numéro de parution 20160012. Siren 819 410 994. Siret 819 410 994 00019.

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LIBAN

LE PAYS DES CÈDRES

 

Le Liban est une République de 4,5 millions d´habitants. La langue officielle est l'arabe. Le pays des Cèdres est membre de la Francophonie et le français est la seconde langue pays, employée notamment dans l'enseignement. Les dernières décennies ont vu par ailleurs un développement significatif de l’anglais. La monnaie officielle est la livre libanaise.

 

Le Liban est l'un des rares pays qui abrite actuellement une hétérogénéité religieuse. Dix-huit communautés religieuses, protégées par une constitution qui se veut robuste et en même temps élastique, y cohabitent, chacune cherchant à exister à travers un territoire exigu qu’il cherche à s’approprier.

 

La population libanaise est répartie entre musulmans et chrétiens. Les musulmans sont divisés entre Sunnites et Chiites, mais aussi les Alaouites et les Ismaélites. Les Druzes, dont la religion découle de l'Islam, sont quant à eux une minorité significative. Les chrétiens sont divisés principalement entre Maronites, Grecs Orthodoxes et Grecs Catholiques. D'autres groupes ethniques comprennent des Arméniens, la plupart Orthodoxe Arménien, avec quelques Catholiques. Et un petit nombre de Juifs, de Syriens Catholiques et Orthodoxes, de Protestants, de Syriaques, de Chaldéens, et bien d’autres groupes …

LA SITUATION AUJOURD´HUI

 

Le Liban aujourd´hui c´est 450.000 réfugiés palestiniens. Plus quelques 200.000 apatrides et personnes sans papiers, auxquels viennent se greffer les réfugiés syriens 1,5 millions pour une population au Liban de 4,5 millions d´habitants

 

La situation économique du Liban est depuis près de 5 ans directement liée au contexte de guerre qui prévaut en Syrie. La Syrie étant la seule issue terrestre du Liban vers le reste du monde (Accès avec Israël fermé), les échanges commerciaux, les importations et exportations subissent directement la loi imposée par les armes.

 

Au Liban, les moins de 14 ans représentent 25% de la population. Leur sort est lié à celui de l’ensemble de la population au Liban qui vit dans un contexte d’instabilité politique, sécuritaire, économique et sociale. Suite aux fortes tensions de ces dernières années, nos partenaires associatifs constatent un appauvrissement accéléré de leurs bénéficiaires. 

 

L’afflux de réfugiés pèse sur les infrastructures libanaises, tant en matière d’éducation que d’approvisionnement et de traitement de l’eau ou de fourniture d’électricité.

 

En effet, les disparités sociales sont fortes et les difficultés affectent d’abord les populations vulnérables.

 

Sur le plan éducatif, bien que le taux de scolarisation soit élevé, la qualité de l’enseignement est très inégale. Le niveau du secteur public est très faible et ce sont les enfants défavorisés, qui ne peuvent pas aller vers les établissements privés, qui en pâtissent principalement. Aussi prés d’un tiers des enfants ne dépasse pas le primaire.

 

Pourtant, dans ce contexte tendu, la jeunesse libanaise est porteuse d’espoir. Elle a le potentiel d’agir pour la reconstruction du pays et la réconciliation nationale. A travers nos partenaires, nos actions visent à permettre à tous les enfants de participer à l’évolution de la société libanaise, qu’ils souffrent d’un isolement géographique ou social, qu’ils appartiennent à une population réfugiée, qu’ils soient touchés par la maltraitance, … 

 

Le défi est notamment de favoriser l’engagement des jeunes et de défendre l’idée interculturelle.

LES ENFANTS AU LIBAN

 

Le Liban est en pleine reconstruction depuis le violent conflit qui a éclaté à la fin du 20ème siècle. La situation des enfants a été largement ébranlée par les circonstances géopolitiques du pays et, malgré certains efforts accomplis, le Liban a encore beaucoup de progrès à effectuer pour parvenir à une protection idéale et complète des droits des enfants.

 

  • Pauvreté

 

Près de 35 % de la population libanaise vit en dessous du seuil de pauvreté. Il existe dans ce pays de grandes inégalités sociales, issues notamment des conflits récents. Par exemple, 95 % des biens appartiennent à seulement 5 % de la population.

 

Cette pauvreté prive malheureusement de nombreux enfants de leurs droits, les empêchant notamment d’aller à l’école, ou encore les obligeant à travailler avant l’âge légal.

 

 

  • Droit à l’éducation

 

Au Liban, environ 15 % des enfants ne sont pas scolarisés. De plus, la qualité de l’enseignement et de ses structures, malgré l’effort récent du pays en la matière, laisse grandement à désirer. De ce fait, il existe un décalage entre la scolarité et l’emploi ; les jeunes qui sortent de l’école sont fréquemment confrontés au chômage ou n’ont pas accès aux professions les plus techniques.

 

Le conflit armé de la fin du 20ème siècle a entraîné la destruction de nombreuses écoles et a eu des répercussions considérables sur la qualité de l’enseignement au Liban. La reconstruction du pays n’est pas encore achevée et les dommages de cette guerre se font encore ressentir dans le système éducatif libanais.

 

 

  • Travail des enfants

 

Même si la situation au Liban n’est pas des plus graves, environ 10 % des enfants sont obligés de travailler pour aider leur famille. Beaucoup de jeunes garçons sont employés pour des travaux agricoles, de métallurgie ou de menuiserie. Les conditions de travail sont cruelles et les enfants se tuent à la tâche pour un salaire de misère. Pourtant, le Liban a signé la Convention sur le Travail des Enfants de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), mais les moyens de contrôle et de mise en œuvre des dispositions de ce texte sont largement insuffisants.

 

 

  • Droit à l’eau

 

Durant les conflits, beaucoup de villages n’ont pas eu accès à l’eau potable. Beaucoup d’ONG apportent leur aide pour rétablir cet accès. Toutefois, certains enfants sont encore privés d’eau dans les villages les plus reculés du pays.

 

De plus, l’eau potable mise à la disposition des populations par les autorités publiques est insuffisante. Ainsi, les libanais et les réfugiés palestiniens, syriens, ... sont obligés d’avoir recours à des fournisseurs privés moyennant finance. Ces circonstances sont largement défavorables aux enfants qui doivent faire des compromis s’ils veulent avoir accès à l’eau : travailler pour aider au paiement des fournisseurs ou réduire leurs dépenses dans d’autres domaines (nourriture, divertissements…).

 

 

  • Les enfants victimes des conflits

 

Le Liban est encore victime de nombreuses attaques terroristes et malheureusement, ces actes visent en général des lieux publics et touchent donc de jeunes enfants innocents.

 

 

  • Enfants réfugiés

 

La situation géographique du Liban amène beaucoup de familles syriennes (1,5 millions) et palestiniennes (450.000) à se réfugier dans ce pays. Or le Liban n’a pas ratifié la Convention des Nations Unies sur le statut des réfugiés. Les droits des enfants réfugiés, qui vivent en grande majorité dans une pauvreté extrême, sont donc très peu protégés.

 

Les enfants réfugiés palestiniens, syriens, ... sont fréquemment employés par des libanais qui les soumettent à des conditions de vie misérables en échange d’un salaire déplorable. Ces enfants sont également sujets à de graves troubles psychologiques en raison des conflits qu’ils ont vécus dans leur pays d’origine et le Liban manque considérablement de moyens pour les aider à surmonter ces traumatismes.

 

Dans les camps de réfugiés, les enfants se mettent souvent en danger en raison de l’absence de protection de leurs droits. Ainsi, même s’ils sont scolarisés, ils vont peu à l’école, la violence familiale est fréquente et les enfants se réfugient bien trop souvent dans la drogue.

 

En outre, l’accès au soin de santé est moindre dans ces camps. De nombreuses ONG sont présentes afin d’épauler les professionnels libanais de la santé ; cependant, leur aide est loin d’être suffisante. Les enfants malades sont peu ou pas soignés et le manque d’hygiène se fait cruellement ressentir.

 

 

  • Discrimination envers les jeunes filles

 

Certaines dispositions législatives libanaises sont encore aujourd’hui discriminatoires envers les femmes. Ainsi, les femmes, y compris les fillettes, disposent d’un statut différent de celui des hommes.

 

Le Liban tente de mettre en place certaines protections et octroie certains droits aux femmes. Cependant, aucun moyen de contrôle n’aboutit et la discrimination se poursuit.

 

La loi sur la nationalité est l’illustration parfaite de cette discrimination : en effet, cette loi prévoit que la transmission de la nationalité ne se fasse que par le père, la mère ne pouvant donc pas transmettre la nationalité libanaise à son enfant.

 

La discrimination envers les filles se fait également ressentir au niveau de leur droit d’expression. Leur opinion importe peu et leur avis est passé sous silence.

 

 

  • Mariage d’enfant

 

Les mariages précoces et forcés ne sont pas rares au Liban. Entre 2000 et 2009, plus de 10 % des jeunes femmes libanaises interrogées déclarent avoir été mariées avant l’âge de 18 ans. De plus, ces jeunes filles n’ont que très rarement le libre choix de leurs époux.